Soutenance de thèse


Bonjour à tous,

Je suis heureuse de vous convier à la soutenance de ma thèse de doctorat, Du japonisme à l’asiatisme : une céramique de demi-luxe pour tous (France, 1861-1939), dirigée par M. Rémi Labrusse.
La soutenance aura lieu le samedi 19 novembre 2016 à 10h, dans la salle René Rémond (B015), bâtiment B, à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense.
Le jury sera composé de :
Mme Agnès CALLU, PhD / HDR, Chercheur associé au CNRS-IHTP
M. Rémi LABRUSSE, Professeur en histoire de l’art, Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Mme Ségolène LE MEN, Professeur en histoire de l’art, Université Paris Ouest Nanterre La Défense
M. Atsushi MIURA, Professeur en histoire de l’art, Institut des Arts et des Sciences de l’Université de Tokyo

Résumé de la thèse :

L’épanouissement économique des manufactures de céramiques françaises tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle est propice à la revalorisation des valeurs industrielles au sein des arts décoratifs. Les industriels s’appliquent à fournir des produits de qualité à moindre coût, à toutes les classes, grâce aux améliorations techniques et à l’abaissement des coûts des techniques décoratives. À partir des années 1860, les productions japonisantes participant à ce phénomène se diffusent dans les intérieurs bourgeois et entrent dans un cadre plus général : celui des productions céramiques reproduites à grande échelle, mises en œuvre par des fabriques à Paris et en province tout au long de la période concernée, y compris durant l’entre-deux-guerres. En privilégiant dans un même mouvement collectif tel style, telle forme et tel décor, les différents milieux fournissaient aux fabricants et aux créateurs de modèles une direction à suivre dans la production du japonisme en céramique. Les artistes industriels ont dès lors cherché à surmonter la fracture entre art d’élite et goût populaire. Ces nouveaux objets peu coûteux devaient correspondre à des critères esthétiques et pratiques très hétérogènes. La stratégie commerciale des manufactures de céramiques et des centres de distribution a de fait été façonnée en conséquence. Le bibelot en céramique, facilement manipulable, illustre par ailleurs les représentations d’un pays imaginé et appréhendé de manière collective grâce aux expositions, au cinéma, au théâtre et à la littérature. Ces images contribuent à l’émergence d’une culture populaire urbaine dont le caractère commercial est assumé ; en ce sens, cette céramique fait partie de l’univers du « kitsch » en tant que communication de masse utilisée par la classe moyenne.

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